11 Novembre : Sarkozy honore tous les morts

La France célèbre mardi le 90e anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918. A Douaumont, Verdun ou Paris, le souvenir de la Grande guerre se ravive aux couleurs de la paix et de l’Europe. Nicolas Sarkozy a souhaité rendre hommage à tous les morts “sans exception“. Les mutins fusillés n’ont pas “été des lâches” mais des “victimes de la fatalité“, a souligné le chef de l’Etat.

Une commémoration mémorable. Les cérémonies organisées pour célébrer l’armistice du 11 novembre 1918 résonnent cette année de façon bien singulière. Première commémoration depuis la disparition du dernier “poilu“, la célébration du 90e anniversaire de la fin de la première guerre mondiale a été placée par Nicolas Sarkozy sous le signe de la réconciliation. Le président français, qui assure la présidence de l’Union européenne jusqu’en décembre prochain, a ainsi tenu à rassembler vainqueurs et vaincus d’hier pour afficher l’unité d’aujourd’hui. Moins que de glorifier les fils de la nation, héros de la guerre d’hier, commémorer le souvenir du passé doit aujourd’hui contribuer à mieux honorer la paix et ses hérauts.

Nicolas Sarkozy a rendu hommage à tous les combattants du conflit “sans exception“, et fait un pas vers la réhabilitation des mutins de 1917, fusillés pour avoir refusé de monter au front. “Je penserai à ces hommes dont on avait trop exigé, qu’on avait trop exposés, que parfois des fautes de commandement avaient envoyés au massacre, à ces hommes qui n’ont plus eu la force de se battre“, a lancé le chef de l’Etat. “Mais 90 ans après la fin de la guerre, je veux dire au nom de notre Nation que beaucoup de ceux qui furent exécutés alors ne s’étaient pas déshonorés, n’avaient pas été des lâches. (…) mais des “victimes“. Des paroles d’autant plus fortes dans la bouche de celui qui en mai 2007 voulait en finir avec la “repentance“, qui “exige des fils qu’ils expient les fautes supposées de leurs pères et de leurs aïeux“.

Rompant comme l’an passé avec la tradition qui consistait à se recueillir sur la tombe du soldat inconnu, sur les Champs Elysées, le président à célébré les traditionnels dépôt de gerbe et ravivage de la flamme au fort de Douaumont, dans la Meuse. Une cérémonie sobre, organisée en présence de Peter Müller, le président du Bundesrat allemand, mais aussi de Hans-Gert Pöttering, le président du Parlement européen, de José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, et du secrétaire général du Conseil de l’Union Européenne, le Haut Représentant pour la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC), Javier Solana. A l’issue de la cérémonie, le Choeur de l’Armée française a entonné successivement la Marseillaise puis l’hymne européen.

La polémique Kaspi en arrière-plan

Sur la question mémorielle pourtant, l’heure n’est pas à “l’union sacrée” -qui avait permis aux Français d’affronter les dures années de la “Grande guerre“- mais plutôt aux déchirements franco-français. La divulgation des conclusions du rapport Kaspi, avant sa remise officielle à Jean-Marie Bockel mercredi, a jeté un pavé dans la mare. La commission présidée par l’historien préconise en effet de hiérarchiser davantage les célébrations, dont certaines pourraient selon ses conclusions ne plus revêtir qu’un caractère “local” ou “régional“. Les célébrations de trois dates seulement -11 novembre 8 mai et 14 juillet-, revêtiraient elles “une importance manifeste“.

Après la levée de boucliers suscitée lundi, Jean-Marie Bockel a tenu à rassurer. Hors de question de supprimer les actuelles commémorations, il s’agit pour le secrétaire d’Etat aux Anciens combattants de renforcer la portée des événements fondamentaux en faire “un élément du ciment national“. Lois mémorielles, enseignement de l’histoire, commémorations… les questions touchant à la mémoire, chères à Nicolas Sarkozy, sont loin de faire consensus. Le chef de l’Etat pourrait saisir l’occasion de s’exprimer sur ce délicat sujet dans le discours qu’il doit prononcer en fin d’après-midi à Verdun.

Source : lejdd.fr
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Ségolène Royal dénonce “le régime de mépris généralisé” de Sarkozy

Ségolène Royal a dénoncé “le régime de mépris généralisé” de Nicolas Sarkozy, estimant qu’un éventuel rejet du projet de réforme des institutions lundi au Congrès de Versailles serait un “échec du pouvoir en place” qui a cru “pouvoir acheter des parlementaires”.

“On pourra simplement parler d’un échec du pouvoir en place qui a cru pouvoir acheter des parlementaires ou faire pression sur eux pour faire adopter un texte médiocre”, a affirmé l’ex-candidate à la présidentielle dans une interview au Parisien Aujourd’hui en France à paraître dimanche.

Elle a qualifié la méthode de Nicolas Sarkozy de “régime du mépris généralisé, qui produit une déchirure institutionnelle, sociale et humaine”.

Selon elle, le fait que le président évoque un remplacement de François Fillon en 2009 est “un manque de respect et une incroyable désinvolture de la part du chef de l’Etat vis-a-vis de son Premier ministre”.

“Tout le monde est malmené, a-t-elle ajouté en citant la justice et le Parlement “qui ne sont pas respectés” et les syndicats qui “sont piétinés”.

Mme Royal a ironisé, par ailleurs, sur les propos de Nicolas Sarkozy qui a dit “Ségolène Royal est vraiment trop! Si elle n’existait pas, il faudrait l’inventer”. “Il a dû faire un lapsus, il a dû penser: elle est vraiment top, si elle n’existait pas elle manquerait beaucoup”, a plaisanté Mme Royal ajoutant: “A ce niveau d’agressivité de la droite, je fais le choix de l’humour”.

Revenant sur “la mise à sac” de son domicile, elle s’est dit “très étonnée que l’Elysée ait diffusé à la presse de fausses informations”. “Le procureur de la République doit rester le seul habilité à communiquer” sur ce sujet, a-t-elle prévenu.

L’amputation” de la prime pour l’emploi inquiète l’opposition et les syndicats

Le redéploiement partiel de la prime pour l’emploi pour financer le Revenu de solidarité active (RSA), annoncé jeudi par Nicolas Sarkozy, suscite les inquiétudes d’une partie de la classe politique et des syndicats qui craignent que les salariés modestes soient ainsi pénalisés pour aider les plus pauvres. Le chef de l’Etat a déclaré qu’il voulait généraliser le RSA “l’année prochaine” en le finançant par un redéploiement partiel de la Prime pour l’emploi (PPE), pour un coût de “1 ou 1,5 milliard d’euros”.

L’ancien premier ministre socialiste Laurent Fabius a estimé, samedi 25 avril, la réforme proposée jeudi par Nicolas Sarkozy représente la fin de la Prime pour l’emploi (PPE) telle qu’elle existe. Dans un entretien au Parisien, M. Fabius calcule : “Si l’on prélève 1 à 1,5 milliard d’euros (sur les 4 milliards d’euros de la PPE) pour la généralisation du RSA, cela veut dire que c’est la fin de la PPE, telle qu’elle éxiste”, explique Laurent Fabius. “On ne va pas régler la problème du pouvoir d’achat en ponctionnant les gens qui ont déjà un pouvoir d’achat faible”, ajoute M. Fabius.

Des craintes partagées par François Bayrou, qui s’est de nouveau élevé contre ce redéploiement partiel de la Prime pour l’emploi : “nous ne considérons pas qu’il soit socialement juste ni acceptable de faire payer la solidarité par les plus pauvres”, a déclaré le leader centriste en clôturant une réunion à Paris d’élus et ex-candidats de son parti aux municipales.

“Je ne comprends pas cette obsession du gouvernement et de sa majorité de faire payer la solidarité par ceux qui ont moins, et de ne pas mettre à contribution ceux qui ont plus”, a-t-il ajouté.

Source : Le Monde

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“Trop Nicolas, pas assez Sarkozy” (Eric Fottorino)

Depuis un an le président a beaucoup agi et s’est beaucoup agité. Il s’est s’impliqué lui-même dans des affaires décisives ou mineures, rabaissant son premier ministre au rang de collaborateur et son gouvernement en troupe de figurants. Y compris ses ministres d’ouverture tenus pour de simples ralliés quand on les aurait voulus porteurs d’un consensus moderne.

De la réforme des régimes spéciaux à celle de la carte judiciaire, des heures supplémentaires défiscalisées à la fusion Unedic-ANPE, du contrôle de l’immigration à la rétention de sûreté, du fameux bouclier fiscal à la réforme des universités, le nouvel élu n’a guère chômé. Puisant sa substance dans le mouvement et cherchant sa cohérence dans la parole, préférant l’ubiquité à la rareté, la jonglerie avec cent dossiers plutôt que l’aboutissement d’un seul.

Source : Le Monde

Venez commenter ici, son interview dès 20h15
retransmis sur TF1, France télévision mais également BFM TV et I>Tele

Un an après l’élection de Nicolas Sarkozy, 79 % des Français déplorent le manque de progrès

Un an après l’élection de Nicolas Sarkozy, les Français portent un regard critique sur son bilan. L’action du président et de son gouvernement n’a pas permis d’améliorer la situation de la France et des Français, estiment 79 % des personnes interrogées par l’Ifop pour le Journal du Dimanche. Ils n’étaient encore que 59 % à le penser en novembre 2007.

Selon ce sondage publié dimanche 20 avril, 49% des Français estiment même que l’action du chef de l’Etat et du gouvernement n’a “pas du tout” amélioré la situation. Même chez les sympathisants de l’UMP, l’action du gouvernement n’obtient pas plus de 50 % d’approbation.

Une certaine impatience se lit également dans ce sondage, puisque parmi les réponses suggérées à la question posée - ” Un an après l’élection de Nicolas Sarkozy, diriez-vous que l’action du président et de son gouvernement a permis d’améliorer la situation de la France et des Français ?” -, aucun sondé (ou trop peu pour être comptabilisé) n’a répondu qu’il était “trop tôt pour juger”.

Par ailleurs, la cote de popularité de Nicolas Sarkozy a encore fléchi, pour atteindre son niveau le plus bas depuis son élection en mai 2007. Elle se situe désormais à 36% (- 1 point), loin derrière celle du premier ministre, François Fillon, 52% (- 6 points).

Source : Le Monde