La cote de Nicolas Sarkozy 49% reste stable

Julien Dray, porte-parole du PS, a estimé mardi que la hausse de la cote de confiance du président Nicolas Sarkozy dans les sondages était essentiellement due aux “divisions de la gauche” et il a relancé son idée d’une large coalition incluant le centre.

La force de Nicolas Sarkozy, c’est d’abord et avant tout les divisions de la gauche et le fait que l’opposition n’est pas à la hauteur de ce qu’elle devrait faire dans la critique de la politique économique et sociale du gouvernement”, a déclaré M. Dray sur France 2.

Selon lui le PS “est dans une situation très difficile aujourd’hui”, il est “en train de tomber dans ses pires travers”.

Il faut “se ressaisir, c’est l’heure du sursaut, il faut travailler ensemble, il faut arrêter de se regarder en chiens de faïence, il faut arrêter ces petits conciliabules, il faut une équipe à la direction du PS qui le remette au travail”, a-t-il affirmé.

Le député de l’Essonne a relancé son idée de large coalition “Arc en ciel” allant de l’extrême gauche au centre. “Maintenant la question est désormais posée. Il ne s’agit pas de changer les alliances, il ne s’agit pas par exemple de prendre le MoDem et d’abandonner le Parti communiste. Il s’agit simplement d’avoir une coalition qui rassemble tout le monde autour d’un projet et d’un programme”, a-t-il expliqué alors que le président du MoDem François Bayrou a lancé aux socialistes un appel au rassemblement, ce week-end.

La cote de satisfaction de Nicolas Sarkozy a gagné 11 points en septembre par rapport à juin atteignant 45%, son meilleur niveau depuis janvier, selon un sondage LH2 - nouvelObs.com rendu public lundi

Grève bien suivie dans l’Education

Lycéens et fonctionnaires, en majorité des enseignants, ont défilé jeudi par milliers contre la suppression de milliers de postes, une mobilisation à laquelle Nicolas Sarkozy a répondu en annonçant un projet de loi “avant l’été” sur l’accueil des enfants.

“J’ai demandé au gouvernement de déposer avant l’été un projet de loi qui instituera un droit à l’accueil des enfants inscrits dans nos écoles”, a dit le président de la République dans une déclaration.

La grève a aussi touché le reste de la Fonction publique : elle a été observée par 24,8% des agents de l’Etat (dont la Poste et France Télécom), chiffre similaire à celui de la dernière grève unitaire du 24 janvier (24,7%), et 6% des agents des collectivités territoriales, selon le ministère; Dans les hôpitaux elle a été suivie par un peu plus de 5% des personnels, selon le ministère et la CGT-Santé.

Les manifestations ont réuni en France entre 200.000 personnes selon la police, et 300.000 manifestants selon la FSU. Ils étaient 7.000 à 30.000 à Marseille, 12.000 à 30.000 à Nantes, 7.000 à 15.000 à Grenoble. A Paris, ils étaient 18.000 selon la police, entre 50.000 et 60.000 selon la FSU, dont des milliers de lycéens.

La quasi-totalité des fédérations et syndicats de l’Education, y compris l’enseignement privé sous contrat, et les parents d’élèves FCPE appelaient à manifester contre les 22.900 suppressions de postes dans la fonction publique, dont 11.200 dans l’Education (8.830 dans le public) prévues en 2008, alors que 35.000 sont déjà annoncées pour 2009.

A leur côté, appelaient aussi les syndicats lycéens UNL et Fidl, des syndicats étudiants et les principaux syndicats de fonctionnaires (sept sur huit dans la Fonction publique d’Etat).
Jeudi, M. Darcos a mis à nouveau en place le service minimum d’accueil (SMA) dans 2.837 communes (sur 22.500 ayant une école), dispositif consistant à rémunérer des agents municipaux pour garder les enfants les jours de grève, grâce aux retenues sur salaires des grévistes.

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